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Mis à jour le mardi 17 octobre 2017 

 
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Organisation scolaire

 


- Nos revendications :

Il faut tout d’abord rappeler que l’enseignement doit continuer à remplir des missions de service public, notamment en combattant activement les logiques de concurrence et de ségrégation, et en refusant toute forme de marchandisation de l’école. Nous souhaitons rappeler avec force la volonté de défendre et renforcer le caractère de « service public » de l’enseignement, et par corollaire, de refuser sa marchandisation.
Rappelons également notre conviction en l’éducabilité de tous les élèves. Dès lors, nous affirmons que notre système scolaire doit être capable de permettre à chaque enfant d’y trouver sa place.
Rappelons enfin notre conviction que c’est dans l’enseignement fondamental (maternel et primaire) que s’originent, dans leur parcours scolaire, les difficultés rencontrées par les enfants des milieux populaires et/ou immigrés. Une priorité absolue doit donc être donnée aux écoles accueillant ces enfants afin de leur permettre d’atteindre tous et à l’heure les compétences de base.

Nous tenons à souligner la large autonomie dont bénéficient aujourd’hui les acteurs de l’école par rapport à bien d’autres pays qui nous entourent. Cette autonomie, notamment en matière d’organisation des enseignements, devra être encadrée pour permettre aux équipes éducatives de rencontrer les objectifs définis dans le décret mission ou la déclaration commune et pour éviter une concurrence marchande entre les établissements.
Cet encadrement visera à ce que l’autonomie pédagogique des membres du personnel enseignant et auxiliaire d’éducation les conduisent à de mettre en œuvre les moyens pour atteindre les compétences communes à tous les élèves, définies par décret.

Les principes essentiels de la Charte associative qui a été adoptée doivent se traduire rapidement sur le terrain, notamment sur celui de l’enseignement :
* Égalité de traitement entre les prestataires associatifs et publics ;
* Complémentarité entre les initiatives associatives et publiques ;
* Distinction entre les rôles de régulateur et d’opérateur des pouvoirs publics ;
* Transparence des subventions ;
* Consolidation du principe de négociation tripartite : pouvoirs publics, travailleurs et employeurs ;
* Exigence d’impartialité et de non-sélection des publics pour tous les prestataires de missions de services publics ;
* Respect des missions fondamentales de l’enseignement en privilégiant la mixité filles/garçons dans l’enseignement qualifiant.

⇒ Refuser toute forme de régionalisation de l’enseignement. Cependant, sans déroger au principe ici réaffirmé, il faut veiller à favoriser toutes les formes de coopération entre la Région et les Communautés pour une meilleure prise en compte des spécificités bruxelloises.

Voter et mettre en œuvre le décret « encadrement différencié » tel qu’en chantier pour le moment, sur le financement différencié des écoles selon les caractéristiques socio-économiques des élèves qu’elles accueillent, en remplacement du décret Discrimination positive. Aucune évaluation complète des divers dispositifs qui se sont succédés dans le temps (ZEP, D+,..) n’a été réalisée. Dès lors, il faudra évaluer les effets de ce nouveau décret.

Au besoin, après avoir dûment évalué les raisons de l’échec répété de la mise en œuvre concrète du décret « mixité sociale », prendre des mesures complémentaires favorisant une répartition plus équilibrée des élèves en fonction de leurs origines sociales, culturelles et économiques dans l’ensemble des écoles.

Pour atteindre les objectifs de réduction de l’échec scolaire, d’augmentation des performances des élèves dans les différentes disciplines où les mauvais résultats ont été pointés par les enquêtes PISA notamment, et lutter contre les mécanismes de relégation il faudra mettre en place des instances de pilotage et de dialogue au niveau des bassins socio-économiques, en s’appuyant sur les organes existants aujourd’hui (zones,..).

Un des chantiers prioritaires doit être la revalorisation de l’enseignement secondaire technique et professionnel. La formation dans les cours généraux sera renforcée de manière, notamment, à donner une meilleure formation citoyenne aux jeunes. Associer les partenaires sociaux et des organismes de consultation (CCFEE) à ce chantier, pourrait être le gage d’avancées significatives sur base de principes fondamentaux d’égalité sociale et de sexe.

Contribuer à réaliser une analyse de l’offre d’enseignement à Bruxelles, tous réseaux confondus, et contribuer à établir une meilleure adéquation entre l’offre et la demande d’enseignement, notamment par la suppression des mécanismes qui dissuadent les écoles de se rapprocher, de fusionner ou de mettre ensemble des options, sans perte du volume global de l’emploi. Cette analyse devrait aussi permettre d’objectiver la nécessité de la construction de nouveaux locaux ou de nouvelles écoles dans certains quartiers tout en veillant à renforcer la mixité sociale des écoles. Accroître la mobilité des membres du personnel sur base volontaire en installant des incitants permettant d’améliorer les conditions de travail dans les écoles dites difficiles.

L’école n’est pas toute seule, comme le disait une étude de la Fondation Roi Baudouin il y a quelques années. Cependant, les politiques qui visent les jeunes et celles qui visent l’école sont insuffisamment articulées. Mettre sur pied au niveau de la Communauté Française une coordination et une articulation entre les secteurs Jeunesse, Education Permanente et Enseignement. L’école doit davantage travailler en réseau avec les acteurs qui l’entourent et développer des partenariats et un travail en réseau. (écoles de devoir, associations de quartier, acteurs culturels, sportifs, associatifs,..) en consacrant des moyens à cette politique.

Encourager la fréquentation scolaire dès la maternelle en veillant à favoriser la pratique de la langue française tout en évitant les apprentissages scolaires trop précoces. L’apprentissage, jusqu’à la maîtrise active par chacun de la langue de l’enseignement, est une condition préalable et indispensable à la poursuite d’une scolarité. Il faut faire de cet objectif une priorité.

Enrichir les apprentissages en éveillant à l’art, aux diverses cultures et en familiarisant aux outils électroniques de communication afin de lutter contre la fracture numérique. .

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