» Emploi - Formation » L’économie sociale
 
Mis à jour le lundi 18 septembre 2017 

 
CIEP-MOC
MOC logo vie fémininie logo equipes populaires logo JOC logo CSC logo mutualite chrétienne
 

L’économie sociale

 

Que ce soit dans ses perspectives, dans ses champs d’activités ou dans ses méthodes, l’économie sociale est une chance pour renouveler les pratiques et les finalités socio-économiques. Le secteur de l’économie sociale est un domaine d’action qui a prise sur le développement local :
* Il vise la création d’emplois peu qualifiés, notamment dans un contexte bruxellois où l’emploi manuel et industriel se raréfie.
* Il représente un des lieux privilégiés d’intégration socioprofessionnelle des populations les moins qualifiées et notamment immigrées et femmes.
* Il permet la création, le partage de richesses locales et de compétences nouvelles ainsi qu’une cohésion sociale.
* Son développement nécessite la créativité des acteurs et permet l’innovation sociale et même technique en particulier dans le domaine environnemental.
* Il représente, enfin, un lieu institutionnel à explorer et un espace socioéconomique encore à investir.

Depuis 2004, l’économie sociale dispose d’un outil législatif et réglementaire pour le développement de ses finalités. Mais le bilan que l’on peut tirer de ses 4 premières années, reste mitigé. De fait, le champ réglementaire de subventionnement lie trop souvent les directions d’un projet à ses modalités de financement. C’est le cas des dispositifs bruxellois créant les Initiatives Locales d’Emploi (ILDE) et les entreprises d’insertion (EI).

L’économie sociale dont la finalité centrale est l’insertion a pu se développer. L’ordonnance a apporté un cadre de reconnaissance et de financement à une série d’initiatives : plus de 60 initiatives sont agréées et partiellement financées.
Mais l’approche régionale privilégie de fait, une approche limitée particulière de ce qu’on nomme, l’économie sociale d’insertion. Le MOC estime que cette réalité occulte en partie le potentiel de l’économie sociale et que ses perspectives plus profondes doivent être réaffirmées.

Une réforme de l’ordonnance ILDE/EI devrait donc être entreprise sous la législature régionale de 2009-2014. Elle devrait être l’occasion de proposer une ordonnance plus fondamentale en s’appuyant davantage sur les travaux parlementaires préalables à l’adoption de l’ordonnance de 2004. Ceux-ci insistaient particulièrement sur :
* La définition de l’E.S. ;
* Les outils de soutien et d’animation économique (accompagnement, conseils, animation économique, cellule de R&D) ;
* Le financement et ses modalités ;
* La promotion de l’ES bruxelloise ;
* Les champs d’activités à couvrir : production de biens, particulièrement liés aux questions environnementales, et de services.
* Le soutien aux projets qui visent à renforcer l’accès des femmes à l’emploi.

Cette réforme devrait revoir la pertinence du cadre budgétaire actuel au regard des premières expériences agréées par la plate-forme ainsi que la fixation des critères d’agrément afin d’éviter leur remise en question annuelle. Ce qui signifie notamment :
* Finaliser les discussions et arrêter des critères clairs pour l’octroi d’agréments.
* Prévoir un meilleur financement des entreprises agréées afin de ne pas les mettre dans l’incertitude budgétaire.
* Améliorer le fonctionnement de la plate-forme de l’économie sociale : ses missions, sa composition, l’animation de ses activités…
* Le cadre d’évaluation qui intègre entre autre, un critère de genre quantitatif et qualitatif.

Définir un lieu régional de capitalisation des expériences et de leur évaluation. Il faut le situer dans les structures existantes et en préciser les modalités de travail pour engranger l’expérimentation et se doter des moyens d’évaluation. En cette matière, la CCFEE, entre autre, nous semble un bon outil dans la mesure où ses missions l’amènent à évaluer les effets des politiques et actions qui se situent à la fois sur les champs de l’emploi et de la formation.

La révision des critères appliqués pour évaluer l’ESS en tenant compte de sa spécificité et d’accents ou de choix à privilégier. A court terme, la plate-forme de l’économie sociale devrait analyser cette dimension en associant tous les organismes concernés sur le champ des articulations entre l’emploi, l’enseignement, la formation et l’activité économique.

Le développement de structures de formation des entrepreneurs et entrepreneuses en économie sociale, qui intègre toutes ses dimensions : objet, sens, gestion financière, contexte économique, méthodologie, expérimentation, implantations, évaluations, partenariats.

Introduire dans les budgets de Recherche et Développement sur la Région, un quota à octroyer à l’économie sociale, tant dans le volet concernant la recherche appliquée que celui consacré aux recherches en sciences humaines.

Que la Région informe et sensibilise les acteurs socio-économiques et publics de la plus-value environnementale et sociale que l’économie sociale peut apporter à un projet de ville sous toutes ses dimensions (sociales, culturelles, économiques).

Quelques pistes d’actions concrètes à développer ou/et à soutenir :

Environnement et réemploi :
- Prendre des mesures en faveur de la création et le développement de logiques d’éco-conception en amont et en aval des productions industrielles qui intègrent le réemploi et la valorisation future des déchets industriels ;
- Création d’un Centre bruxellois d’Eco-design ;
- Création d’une bourse environnementale des déchets en ES.

Immigration :
- Favoriser les compétences et l’entreprenariat au sein même des projets d’ES pour favoriser un lien migration/développement, via un Fonds de formation et de suivi des projets ;
- Création dans les projets qui développent l’initiative des entrepreneurs migrants

Handicap :
- Soutenir les synergies et les complémentarités entre les ETA et les autres opérateurs ES, notamment autour des projets RD et diversification des activités économiques.

Entreprenariat social :
- Mise en place d’un lieu d’interface entre formation à la gestion de projets et RD dont les tâches seraient :
- Capitaliser les expériences / Mise en place de réseaux de ressources / Liens entre pouvoirs publics et privés / Articulation entre formations et expérimentations / Favoriser les structures d’accompagnement…

Retour Emploi - Formation

 
 

 
 
Accueil     |    Plan du site     |    Espace rédacteurs     |    Se connecter
  Mis à jour le lundi 18 septembre 2017 
soutien