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Mis à jour le mardi 17 octobre 2017 

 
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Constats

 

Le chômage, l’exclusion sociale s’accroissent en même temps que les inégalités. La lutte pour l’emploi, la formation et l’insertion culturelle, sociale, et professionnelle des jeunes et des chômeurs peu qualifiés doit constituer une priorité politique pour les futurs exécutifs de notre Région. Il n’y a pas, en effet, de démocratie effective, même si la démocratie formelle est consacrée et protégée par la loi, si les habitants ne disposent pas de biens matériels et de ressources culturelles individuelles nécessaires pour formuler et développer leur projet de vie à partir de l’estime d’eux-mêmes qu’ils auront construite au sein de coopérations et de conflits organisés avec les autres habitants et citoyens. L’emploi reste à ce jour, le moyen privilégié pour réaliser pareil projet. Dans le contexte de mutations économiques, culturelles, démographiques et environnementales sans précédent, la Région doit tout mettre en œuvre :

* Pour offrir aux jeunes les moyens de bâtir des projets de vie à long terme afin qu’ils puissent se projeter avec confiance dans l’avenir ;
* Pour renforcer le dispositif de formation destiné aux chômeurs peu qualifiés ;
* Pour innover en matière de création d’emplois respectueux de l’environnement dans les secteurs secondaire et tertiaire avec une attention particulière en ce qui concerne les services aux personnes ;
* Pour adopter un plan régional qui vise à réaliser l’égalité entre hommes et femmes dans tous les domaines et lieux concernés par l’emploi et la formation ;
* Pour faire de la jeunesse de sa population un atout.

Si on consulte les indicateurs socio-économiques de la Région bruxelloise, on constate, d’une part :
* Un bassin de 667.500 emplois (en 2006) dont moins de la moitié est occupé par les Bruxellois (47%) ;
* Un taux d’emploi très inégalement répartit en fonction de la nationalité et du sexe : moins d’un quart des femmes de nationalité extra-communautaire ont un emploi (50,1 pour les femmes belges ; 56,9 pour les femmes provenant de l’UE et 23,2 Non UE)
* Une activité économique qui produit une richesse très importante, mais dont les recettes fiscales arrivent à l’Etat central et aux habitants des trois Régions (I.P.P.).

D’autre part, Bruxelles a le taux de chômage régional le plus important des trois Régions (19%).

On pourrait donc dire que, si la force d’attraction économique de la Région bruxelloise doit permettre de créer de nouveaux emplois, il faut aussi se préoccuper de l’accès aux emplois régionaux de la population bruxelloise. Une des causes du chômage de longue durée des bruxellois réside d’une part dans un déficit de qualification pour une partie des bruxellois et d’autre part dans l’insuffisance des structures d’accueil de la petite enfance. Dans ce domaine, les familles monoparentales dont 87% sont des femmes monoparentales avec un ou des enfants en dessous de 3 ans, ont un taux d’emploi inférieur à 25%.
Mais ceci n’explique pas tout. La part de l’emploi occupé par des Bruxellois dans les services publics et parastataux est nettement inférieure (proportionnellement) à celle des autres Régions.
De plus, l’accès à ces fonctions est, dans les faits, réservé aux « Belges » ce qui est un handicap supplémentaire pour les chômeurs bruxellois. Par ailleurs, les cadres responsables du recrutement dans les entreprises privées sont, dans leur grande majorité, des personnes qui n’habitent pas Bruxelles et favorisent l’embauche de personnes de leur région d’origine. Les phénomènes de discrimination à l’embauche constatés par le Bureau International du Travail dans les trois régions, frappent à Bruxelles une population d’origine étrangère proportionnellement plus nombreuse que dans les deux autres régions. Cette population discriminée est essentiellement jeune.
Enfin, la perception de Bruxelles comme capitale de la Belgique et non comme Région incite les grandes entreprises à ne pas se préoccuper de l’emploi local.

Pour défendre les droits des travailleurs plus vulnérables, le MOC demande :

Que la Région ratifie la Convention des Nations Unies sur les droits des travailleurs/euses migrant-es et leur famille.

Une attention particulière à la défense des droits des femmes qui travaillent dans la domesticité interne et la prostitution.

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